COPYRIGHT © 2019 GLASS TEMPLE

EXPOSITION

16 - 30 novembre 2019​

Galerie andata.ritorno

37, Rue du Stand

1204 Genève

Horaires

me, je, ve, sa - 14:00-18:00

Vernissage​

15 novembre 2019 - 17:00-20:00

WEEK-END GENEVE.ART

16-17 novembre 2019 - 11:00-18:00

 

LOST IN FANTASY

GLASS TEMPLE a le plaisir de présenter Lost in Fantasy, la première exposition solo de Gaël Corboz. Il s’agit d’une sélection de douze photographies de natures mortes végétales réalisées en 2019 accompagnée d’une seconde série de dix images expérimentales réalisées entre 2018 et 2019. Fervent amateur de nouvelles technologies, l’artiste cultive cette association entre l’art et la technique lui permettant d’exploiter de nouvelles perspectives photographiques. A travers cette exposition, Gaël Corboz fait dialoguer deux domaines souvent considérés comme inconciliables, le travail manuel et la haute technologie. En effet, l’artiste aime développer des méthodes de travail se rapprochant du bricolage afin de créer des effets de lumières flamboyants mais aussi pour radicalement déformer l’image ou encore en altérer les couleurs. De plus, les fleurs et les plantes utilisées dans ces images sont toutes naturelles. Parallèlement, l’artiste exploite une technologie de pointe pour réaliser ses œuvres et achever leur postproduction. Les images qui en résultent sont particulièrement intenses, colorées et cacophoniques, en recherche constante de mouvement. Ainsi, par son travail, Gaël Corboz transforme l’image tant de manière naturelle qu’artificielle de telle sorte que les spectateurs.trices ne soient plus en mesure d’identifier quelle technique a été utilisée. L’artiste brouille les pistes et forge une image métamorphosée, renouvelée.

 

Lost in Fantasy invite à interroger les hiérarchies entre les techniques de représentation visuelle. En effet, les spectateurs.trices ont tendance à instinctivement juger, hiérarchiser et classer dans des catégories différentes les images dites « naturelles » et celles dites « artificielles ». Percevoir une image qui a été produite grâce à tout un attirail technologique puis informatiquement transformée à l’aide de logiciels de postproduction ne suscite pas la même réaction chez les spectateurs.trices qu’une image rendue de manière naturelle et sans traitement informatique. Dans son travail, Gaël Corboz décide de fondre ces techniques de représentation afin de créer une image nouvelle qui n’est plus possible de hiérarchiser. Ces végétaux peuvent nous frapper de prime abord par leur apparence artificielle, plastique et kitsch nous invitant automatiquement à les placer dans une catégorie inférieure d’images. Néanmoins, lorsque nous les regardons de plus près, il est possible d’y observer de petits défauts comme des moisissures ou des pétales fanés, de la saleté ou encore des déformations optiques créées par l’eau. Ainsi, ces représentations photographiques acquièrent une dimension mentale nouvelle et potentiellement supérieure lorsqu’elles sont considérées dans leur naturalité. De plus, l’artiste s’affranchit des codes de la photographie publicitaire contemporaine ne laissant pas de place aux imperfections visuelles. Sous ce rapport, le genre de la nature morte était lui aussi considéré comme hiérarchiquement inférieur par l’Académie française au XVIIème siècle car il ne couvrait aucun message moral à l’inverse de la peinture d’histoire dépeignant des sujets religieux, mythologiques ou historiques. De plus, la taille des cadres respectait également cette hiérarchie, les natures mortes étant reléguées aux petits formats. A ce sujet, Gaël Corboz empreinte la voie inverse et déploie ses fleurs sur des impressions de grande taille n’hésitant pas à occuper l’espace de manière tridimensionnelle.

 

L’image numérique transformée serait-elle aussi considérée comme inférieure vis-à-vis de l’image naturelle ? Continuons-nous à hiérarchiser les modes de représentation visuelle ? Pourquoi ? Sachant que la photographie est par essence le fruit d’un travail technologique, n’est-il pas absurde de l’aborder sous un rapport de naturalité et d’artificialité ? Autant de questions soulevées par le travail de Gaël Corboz et faisant écho à de nombreuses problématiques caractérisant l’histoire de l’art. Ainsi, c’est en se réappropriant d’anciens codes de nature morte que l’artiste y traduit de nouveaux modes de représentation expérimentaux. De la sorte, ces conceptions de dualité et de hiérarchie ont tendance à se perdre dans la beauté complexe des œuvres de Gaël Corboz. Lost in Fantasy invite les spectateurs.trices à s’y perdre également.

Curation : GLASS TEMPLE

Graphisme : Guillaume Besson @ Paper Kills Studio

Menuiserie : Nicolas Corboz

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LIF-PLAYLIST

GAËL CORBOZ

Né en 1991 de parents franco-suisses, Gaël Corboz passe son enfance à Oron-le-Châtel dans la campagne vaudoise. Actuellement résidant à Vevey, il étudie la photographie à l’École cantonale d'art de Lausanne (ECAL). En seulement quelques années, le jeune artiste a développé une forte identité visuelle ainsi qu’une esthétique qui lui est propre. Son médium de prédilection étant la photographie, l’artiste étudie soigneusement ses grandes figures et se familiarise avec sa tradition visuelle. Cependant, se sentant limité par les us et coutumes de la photographie dite « traditionnelle », Gaël Corboz emprunte spontanément une voie plus expérimentale laissant le champ libre à son style ainsi qu’à ses ambitions artistiques.

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